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Johan Clarey devrait dire adieu aux Houches ce week-end. (Reuters)
La der des Houches ?
Jeudi 02 février 2012 | 20h16
Chamonix accueille ce week-end sa traditionnelle étape de Coupe du monde, dite la Kandahar, avec deux descentes et un super-combiné prévus sur la Verte des Houches entre vendredi et dimanche. Le mythe est toutefois en péril puisque la station haut-savoyarde ne sera pas présente au calendrier durant les trois prochaines saisons, la FIS ayant déploré les conditions d'accueil. Une page d'histoire pourrait donc se tourner dimanche.
Il reste une pincée d'espoir, un petit flocon que Johan Clarey espère encore saisir. Sans trop d'illusions. "J'ai 31 ans et je n'aurais peut-être plus l'occasion de courir en France. Je le regrette vraiment et j'espère que les choses vont évoluer dans le bon sens...", a reconnu le Français mercredi lors du point presse de l'équipe de France. Le descendeur licencié à La Clusaz skiera peut-être pour la dernière fois ce week-end sur la Verte des Houches, la piste de Chamonix traditionnellement inscrite au calendrier de la Coupe du monde. Moins d'un an après le fiasco d'Annecy 2018 (8 voix seulement lors de l'attribution des JO d'Hiver 2018 le 6 juillet dernier, finalement organisés par la station coréenne de Pyeongchang), la France s'apprête à dire au revoir à un de ces mythes, la descente tirée de l'Arlberg Kandahar. Cette course organisée à Sankt Anton, Garmisch-Partenkirchen puis Chamonix à partir de 1948 a donné naissance au combiné puis contribué au lancement du circuit Coupe du monde.
La FIS a tranché au début de l'hiver. En raison de problèmes de calendrier, Chamonix ne sera pas présent durant au moins les deux prochains hivers. En plus de s'attaquer au mythe, les skieurs engagés ce week-end auront donc peut-être le triste honneur de fermer le ban des champions vainqueurs sur la Verte des Houches. Karl Schranz, Ingemar Stenmark, Kjetil Andre Aamodt, Hermann Maier, Bode Miller, Didier Cuche enfin l'an dernier, s'y sont tous imposés, domptant les nombreux pièges de la longue piste de 870 m de dénivelé et 3343 mètres de longueur. Elle n'a de Verte que le nom puisqu'il s'agit en réalité d'une piste noire tracée entre les sapins et souvent gelée. La couleur verte reflétée sur sa piste souvent gelée y a laissé ce nom anachronique sur une piste qui n'a pas souri aux Français depuis 1994 et le podium de Jean-Luc Crétier. Les Houches mériteraient bien un bel adieu ce week-end. A Clarey, régulier depuis le début de saison, Théaux ou encore Pinturault, pour la première fois engagé en descente, de briller pour faire honneur à la légende.
Adrien Théaux et Guillermo Fayed racontent la Verte des Houches.




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