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Actualités

Ariel Schalit / The Associated Press

Ariel Schalit / The Associated Press

La Syrie menace Israël de représailles pour la frappe menée sur son territoire

Jeudi 31 janvier 2013 | 18h20

BEYROUTH - La Syrie a menacé, jeudi, de répliquer à la frappe israélienne menée la veille sur son territoire, tandis que l'Iran a déclaré qu'Israël ferait face à des conséquences pour cette attaque.

Le gouvernement syrien a envoyé une lettre au secrétaire général des Nations unies, dans laquelle il affirme le droit de la Syrie de «défendre son territoire et sa souveraineté» et tient Israël et ses partisans responsables des conséquences qui pourraient découler de la frappe.

«Israël et ceux qui le protègent au Conseil de sécurité sont entièrement responsables des répercussions de cette agression», affirme la lettre du ministère syrien des Affaires étrangères.

Des responsables américains ont indiqué que l'armée israélienne avait mené une rare frappe aérienne en territoire syrien mercredi. La cible était un convoi d'armes soupçonné de contenir des missiles anti-aériens destinés au Hezbollah, la puissante milice chiite libanaise alliée à la Syrie et à l'Iran.

En Israël, un député proche du premier ministre Benyamin Nétanyahou a refusé de confirmer la responsabilité israélienne de la frappe, mais a laissé entendre qu'Israël pourrait mener des missions semblables dans l'avenir.

Dans les jours ayant précédé l'attaque, des responsables israéliens avaient publiquement exprimé leurs inquiétudes sur la possibilité que le président syrien, Bachar el-Assad, soit en train de perdre le contrôle du pays et de son arsenal d'armes conventionnelles et non conventionnelles.

Des responsables régionaux de la sécurité ont indiqué mercredi que le convoi visé par la frappe transportait notamment des missiles sophistiqués SA-17 de fabrication russe, des armes qui pourraient permettre d'abattre des avions, des hélicoptères et des drones de surveillance israéliens.

Ces responsables ont réclamé l'anonymat parce qu'ils n'étaient pas autorités à discuter du dossier avec les médias.

L'armée syrienne a nié que le convoi visé transportait des armes, affirmant plutôt que des avions de combat israéliens volant à basse altitude étaient entrés en territoire syrien par le plateau du Golan afin de bombarder un centre de recherche militaire près de Damas.

Selon l'armée syrienne, la cible se trouvait à Jamraya, au nord-ouest de Damas, à environ 15 kilomètres de la frontière libanaise.

Le major-général Abdul-Aziz Jassem al-Shallal, qui est devenu en décembre l'un des plus hauts responsables de l'armée syrienne à faire défection, a déclaré à l'Associated Press par téléphone que le lieu visé par la frappe était un centre «important» et «bien connu» destiné à la conception d'armes, appelé le Centre de recherche scientifique.

Selon M. Al-Shallal, qui commandait la police militaire avant sa défection, le centre n'abritait aucune arme chimique ou non conventionnelle. Il a ajouté que des experts étrangers, notamment russes et iraniens, étaient généralement présents dans ce centre.

L'ambassadeur de Syrie au Liban, Ali Abdul-Karim Ali, a menacé Israël de représailles pour la frappe, affirmant que le régime syrien avait «la possibilité et la capacité de surprendre par des représailles».

Il a déclaré à un site d'information lié au Hezbollah qu'il revenait maintenant aux «autorités compétentes» de préparer les représailles et d'en choisi le moment et le lieu.

Le ministère syrien des Affaires étrangères a convoqué le major-général Iqbal Singh Singha, commandant de la Force des Nations unies chargée d'observer le dégagement (FNUOD) dans le plateau du Golan, pour se plaindre de la violation territoriale israélienne.

Le Hezbollah a condamné une «agression barbare» et exprimé sa «solidarité envers le commandement, l'armée et le peuple syriens».

En Iran, le principal négociateur sur le dossier nucléaire, Saeed Jalili, a affirmé que «le régime sioniste regrettera son agression contre la Syrie», d'après la télévision officielle.

L'agence de presse semi-officielle Fars a cité le vice-ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, qui a déclaré que le raid aurait des implications «significatives» pour Israël.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a condamné la frappe aérienne à la télévision nationale, estimant qu'il s'agissait d'une violation évidente de la souveraineté syrienne.

L'Iran, le plus important allié de la Syrie dans la région, fournit depuis des années un soutien militaire et politique au régime de Bachar el-Assad.

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Nouvelles de © La Presse Canadienne, 2008