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Jerome Delay / The Associated Press

Jerome Delay / The Associated Press

Les résidants de Tombouctou craignent le départ des troupes françaises

Jeudi 07 février 2013 | 21h15

TOMBOUCTOU, Mali - Les soldats français ont commencé jeudi à se retirer de Tombouctou après avoir sécurisé la ville légendaire, alors qu'ils renforçaient leur mission dans une autre ville du nord du Mali à la recherche de jihadistes qui pourraient s'être mêlés à la population civile.

Le porte-parole de l'armée française, le colonel Thierry Burkhard, a indiqué jeudi que l'opération pour sécuriser Gao était toujours en cours, près de deux semaines après l'arrivée des troupes maliennes et françaises dans la région.

Il y a un risque de «présence résiduelle» de terroristes parmi la population, a déclaré M. Burkhard, joint à Paris. Des extrémistes ont tiré des roquettes sur les troupes françaises à Gao mardi.

Signe du renforcement de la sécurité, les autorités ont brièvement détenu trois Touaregs à Gao jeudi parce qu'ils n'avaient pas de documents d'identité. Les trois hommes, originaires d'un village voisin, se trouvaient à Gao parce qu'ils avaient manqué leur autobus pour se rendre au marché. Le maire de la ville est intervenu et les hommes ont été relâchés.

Pendant ce temps, les troupes françaises ont commencé à se retirer de Tombouctou. Des soldats en tenue de combat ont été vus en train d'installer un canon d'artillerie sur une barge traversant le fleuve Niger, au sud de Tombouctou.

La France a réquisitionné le passage fluvial, et jeudi, de petits convois de véhicules militaires faisaient la file en attendant leur tour pour monter sur la barge.

La population de Tombouctou redoute le départ des troupes françaises et craint qu'il n'ouvre la voie au retour des islamistes, mais les responsables militaires français affirment avoir accompli leur mission dans cette ville.

«Nous avons réussi à transférer la majorité de nos responsabilités à l'armée malienne et elle assumera maintenant la relève», a déclaré le capitaine Franck, un responsable de l'opération Serval. Il a seulement donné son prénom conformément au protocole militaire.

Il a précisé qu'un certain nombre de soldats français resteraient à Tombouctou, parce que «quand nous serons partis, ces gens vont revenir troubler la population. Mais en même temps, on ne peut rester indéfiniment.»

Pour les résidants de Tombouctou, qui ont vécu sous la domination brutale des islamistes pendant dix mois, le départ des troupes est prématuré.

«Cela m'inquiète beaucoup de voir les soldats français partir maintenant», a déclaré Abdel Kader Konta, chef du village de Korioume, au sud de Tombouctou. «Nous pensons qu'il est encore trop tôt pour qu'ils partent parce que les islamistes n'ont pas entièrement quitté la ville. Certains islamistes ont simplement coupé leur barbe et se sont fondus dans la population. Avant que les Français partent, ils devraient s'assurer que la sécurité a été rétablie.»

Un pêcheur qui observait le chargement des véhicules militaires sur le fleuve Niger partageait le même avis.

«Les gens pensent que les islamistes sont partis, mais nous pensons qu'ils sont encore là», a déclaré Baba Ali Sampana. «L'armée française ne devrait pas partir maintenant.»

Plus au nord, dans la région de Kidal, des avions de combat Mirage 2000 et Rafale poursuivraient les frappes contre plusieurs cibles islamistes, notamment des dépôts d'armes et des camps d'entraînement.

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